Réduction des risques
Le principe de la réduction des risques est le suivant: Lorsque l'on ne peut empêcher la consommation de drogue, il faut tenter d'en réduire au maximum les dommages indirects.
L’expérience a montré qu’une partie des personnes toxicodépendantes ne fréquente pas des centres de consultation ambulatoire ou des offres résidentielles - orientées elles, vers l’abstinence.
La prise de conscience de ce fait a permis, avec le temps, la mise sur pied d’offres à bas seuil. Il s’agit de structures de jour avec possibilité de se restaurer, de locaux d’injection et/ou d’inhalation ou encore de lieux d’accueil d‘urgence. Ainsi l’on donne aux personnes toxicodépendantes la possibilité d’avoir accès à du matériel d’injection stérile et aux soins de premiers secours. De plus, s’ils le souhaitent, les usagers peuvent bénéficier d’un soutien et des conseils de la part des collaboratrices et collaborateurs en vue d’une amélioration générale de leur condition de vie. Ces centres à bas seuil existent dans quasi tous les centres régionaux de la Suisse, le modèle est à chaque fois comparable.
Actuellement, selon Infodrog, il existe en Suisse dans le domaine de la réduction des risques pour les drogues illégales 72 accueils de jour proposant une prise en charge ambulatoire, 56 lieux d’accueil de nuit (appartements protégés, foyers), dont 24 hébergements d’urgence, 45 institutions avec des programmes d’occupation / travail, 22 antennes de travail de rue et 13 locaux d’injection et/ou d’inhalation.
Dans l’ensemble, il existe actuellement 111 structures avec une offre spécifique pour femmes et hommes toxicodépendants et 51 structures avec une offre spécifique pour migrantes et migrants toxicodépendants.
Source: Infodrog (2010). Renseignements et site web.
